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3 juillet. 

Il a plu, par intermittence, toute la journée. Je suis sortie, par intermittence moi aussi.

Comme je suis contente d’avoir tondu hier !

C’est curieux comme, à l’approche de la pluie, les oiseaux se taisent, comme les grenouilles hier soir… on dirait qu’ils écoutent d’où vient le vent, qu’ils calculent quand viendra la pluie. Eux aussi semblent interrompus dans leurs activités quand il pleut. Pas tous, cependant. Les tourterelles continuent à roucouler comme si de rien n’était, et une ou deux espèces de passereaux, très haut dans le ciel, poussent leurs cris malgré les gouttes.

Moi, je suis comme la plupart des oiseaux, je me tais quand il pleut.

J’ai tout de même réussi à suspendre mon hamac dans l’angle de la maison (elle est en forme de L), et à y rester une demi-heure, entre deux averses. Victoire ! Et pourtant, alors que je m’accroche encore à ce genre de « performance » qui marque beaucoup ma vie parisienne, cette volonté de « réussir » ma journée, un nouveau sentiment m’arrive… vanitas vanitatis ! J’ai encore du mal à mettre le doigt dessus… il faut dire que depuis mon arrivée, il m’arrive souvent de « nouveaux sentiments » ! C’est une sorte de mépris envers les efforts que l’on fait d’habitude pour « faire quelque chose de sa journée », pour « remplir bien son temps ». Si je lâchais prise, un tout petit peu, peut-être que le temps viendrais à moi tout seul, et les choses qui l’accompagnent me rempliraient sans que j’aie quoi que ce soit à faire ? Il me viens de drôles d’idées, lorsque je suis toute seule (ce qui ne m’arrive JAMAIS d’habitude) ! Demain je me laisserai porter par les évènements, sans planifier du tout ma journée et mes envies. Peut-être même que je ne regarderai plus l’heure… Je me demande si ce que je viens d’écrire peut s’apparenter à de la planification… Alors, bref, coupons, j’arrête là pour ce soir, au lit tout le monde !

Oh, j’allais oublier ! Dans le potager, pendant que j’allais cueillir mes « fraises d’apéritif et de dessert » (j’assume ainsi le fait de ne pas pouvoir me retenir de dévorer la moitié de ma récolte sur pied, lorsque je vais chercher les fraises avant le déjeuner), que disais-je ? Ah oui : j’ai vu un jeune hérisson, pas plus long que ma main. Je me suis accroupie près de lui et lui ai parlé (l’avantage d’être loin du monde est qu’on peut poser des questions à un hérisson sans être considérée comme folle par les voisins zyeutant à travers a haie…). Il ne s’est pas mis en boule, mais son souple petit nez a beaucoup remué dans ma direction. Et à peine avais-je tourné le dos pour retourner à mes fraises qu’ils s’est glissé sous les hautes herbes. Je pense que la pluie, qui a fait sortir des escargots et des limaces en pagaille, lui a donné envie de partir en chasse, malgré ses mœurs nocturnes…

Voilà. Depuis aujourd’hui, j’ai donc une vie sociale dans mon jardin. J’ai parlé à un hérisson. Grand jour.

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