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Depuis quelques jours, la chaleur s’installe dans l’été. Finalement ! Néanmoins, quand il fait chaud dehors, c’est un peu comme lorsqu’il pleut : je bouge peu et reste à l’abri.

Quelques heures le matin, puis quelques heures le soir me font une journée que je partage en deux par une longue séance de sieste-lecture-tournage en rond, dans la maison ou sous l’ombre des arbres.

Aujourd’hui s’est ajouté le vent, venant du nord-est, qui sèche les jeunes plantes et rebrousse les feuilles des arbres de lisière. C’en est trop. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à attendre que le temps passe – le temps, dans le sens météorologique, bien entendu… – car les nombreux oiseaux qui partagent le jardin avec moi ont été tellement discrets tout l’après-midi que c’est comme s’ils n’avaient pas été là. Ni vol, ni chant. Seuls les divers bourdonnements des insectes faisaient un contrepoint à l’exaspérante basse obstinée du vent.

Mais ce soir, alors que la chaleur, sinon le vent, se fait plus supportable, j’entends de nouveau le chant des oiseaux. C’est un signal. Je vais pouvoir sortir et vaquer à quelques opérations jardinières…

Le matin j’arrose et je dégage un peu le potager, ou d’autres endroits touffus du jardin. Le soir je me promène dans « ma » forêt – sans outrepasser ma solide clôture comme promis au vagabond ! – pour ramasser du bois tombé, en prévision de l’hiver prochain. Les chênes abandonnent parfois des branches gigantesques, pareilles à des troncs, ou, si l’on veux une autre comparaison, grosses comme ma cuisse – que j’ai plutôt fine, mais tout de même ! La branche reste attachée à l’arbre pendant que la sève la quitte, et peut rester dans cet état des années durant. Un jour, le poids est trop grand pour la résistance du bois devenu sec, et la branche tombe d’un seul coup. Mieux vaut ne pas se trouver en-dessous lorsque cela arrive ! Je prends ma scie avec moi et je coupe les plus lourdes en tronçons transportables. Lorsqu’elles ont un poids raisonnable, je les jette sur mon épaule et les rentre, une par une, dans mon bûcher. Les charmes aussi laissent tomber leurs branches basses, lorsque celles-ci ne reçoivent pas assez de lumière du jour pour être utile à l’arbre, mais elles sont plus petites, et souvent la branche se casse toute seule en touchant le sol. Je n’ai qu’à rassembler les morceaux et les ranger à l’abri de l’humidité.

Il y a une étrange satisfaction à engranger du bois pour l’hiver au milieu de l’été, et à imaginer le froid vif sur mes joues pendant que tout mon corps s’amollit de chaleur.

Je viens de m’apercevoir que je ne commence plus mon récit quotidien par la date. Quel jour on est ?

La veille du lendemain, sans doute !

A demain ?

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